Mais qui a arraché les étiquettes ? (2/3)

Hypothèse 2 : Les 2 appartements qui appartiennent à la même famille ont chacun une plaque nominative, même celui qui est loué à un étudiant. Notre homme peut donc être ce propriétaire soucieux de la beauté des boîtes aux lettres, et que ces étiquettes font râler.

Mais ces traces de colle et de papiers arrachés sont encore moins élégantes que des étiquettes neuves. Cette hypothèse n'est donc pas encore pleinement satisfaisante...

Montage_costume

A suivre...

Mais qui a arraché les étiquettes ? (1/3)

Durant le mois dernier, toutes les étiquettes des boîtes aux lettres de mon immeuble ont été arrachées. Chaque habitant a évidemment remplacé la sienne, mais cela s'est reproduit 2 nouvelles fois. Seules les quelques plaques métalliques officielles ont été épargnées.

Hypothèse 1
: menu vandalisme par des gamins. Mais pourquoi se seraient-ils acharnés à 3 reprises ? Et pourquoi auraient-ils mis tant d'application à arracher même les autocollants "Pas de pub, merci" ?...

Montage_gamin (Toute référence à une photo connue n'est pas fortuite. Les gamins d'aujourd'hui n'ont plus des chaussettes comme ça...)

A suivre...


Que vois-je ?...

Bureau_montage_neutre

Le lion et la gerbille

Lion_gerbille

Sources : proverbes italien et africain (adaptés...)

Rapport d'enquête

Mercredi, 22h15.

Je suis inquiété par le comportement étrange d’un homme qui marche sur la berge de l’Isère, près du ponton pour avirons. Il parcourt plusieurs fois la même zone, s’assied sur un banc, puis sur un autre, non pour se reposer mais vraisemblablement pour attendre ou surveiller quelqu’un. Il tient à la main un verre en terre cuite.
Il observe du coin de l’œil chaque passant, les jeunes qui parlent fort, les amoureux assis sur le ponton, les romantiques qui marchent lentement…
Ses regards se font insistants, suspicieux, voire même agressifs.
Il consulte sa montre de temps en temps. Mais s’il attendait quelqu’un, il resterait au même endroit. C’est donc pour se donner une contenance et justifier son manège. Cela ne fait que confirmer mes soupçons : il a un mauvais coup en tête, et il prend son temps pour choisir sa victime !

Les personnes qui l’ont croisé ce soir là en pensent toutes la même chose : il n’était pas là pour apprécier la fraîcheur vespérale ni pour se dégourdir les jambes. Il est resté de 22h14 à 23h00 pile. Et toujours dans le même secteur du ponton sur l’Isère. Un couple l’a même croisé deux fois, et dans le même sens, ce qui prouverait que l’homme en question a fait le tour du pâté de maison pour revenir au même endroit, sur la berge. Un autre témoin raconte avoir été doublé sur la promenade au bord de l’eau, puis l’avoir vu revenir par la rue, au milieu de la chaussée ! Un groupe de personnes dit avoir dû rappeler son chien qui suivait l’individu pour renifler le pot en terre cuite. Celui-ci serrait ce pot contre lui, et pressait alors le pas.
Que flairait ce chien de si intéressant ? Quelle boisson extrême cet étrange personnage emmenait-il jusque dans sa promenade du soir ? Pourquoi un pot de terre cuite, et non une canette, une chope ou un verre transparent ?... Quand il était assis, il posait ce pot au sol, et cherchait visiblement à le cacher entre ses pieds. Quand il pressait le pas, il veillait à ne pas faire déborder son précieux contenu.
Précieux, ou dangereux ? Je pense qu’il voulait surtout ne pas s’en mettre sur les mains. Evidement, mettre des gants pour manipuler ce liquide aurait attiré l’attention sur lui. Acide extrême ? Poison violent ? Phosphine ? Arsine ? Qui sait quelle mission destructrice le motivait ?...

Le lendemain matin, 7h54.

Il récidive ! Le voici à nouveau qui s’avance sur la berge, toujours armé de son dangereux pot de terre. Mais le secteur est désert, il n’a aucune victime potentielle à portée de main. Il s’avance tout de même résolument sur le ponton d’embarcation : va-t-il répandre son poison dans le fleuve, empoisonnant ainsi toute la région ? Oui ! Il approche son pot de terre de l’eau, je me précipite alors pour l’empêcher d’accomplir son forfait ! Agenouillé, il va répandre le contenu de sa fiole ! Mais au dernier moment (tiens, de près, il parait beaucoup plus petit), je l’entend murmurer doucement :

- Nous sommes enfin seuls… Mon petit Pirly, tu es mort et je vais te rendre à la nature. Je t’aimais, tu sais ? Maintenant, tu vas suivre ce fleuve, tu vas rejoindre la mer, puis l’océan, et tu retrouveras tous tes amis. Tu seras heureux, je te le promets. Ce sera ton paradis.

L’enfant laisse alors s’écouler du réceptacle un petit poisson combattant inerte. Les larmes aux yeux, il regarde son défunt protégé affleurer une dernière fois la surface de l’eau, avant de disparaître, emporté par le courant.

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